21.06.2009

La mort et l'écriture.

La mort et l'écriture sont liés.
J'en suis et en reste persuadé.
De même que l'amour et l'écriture sont liés, donc à forciori la mort et l'amour.
Je me souviens avoir appris les liens étroits qui existaient entre eros et tanatos, et je suis de ceux qui croient en cela.
Même si chez moi, mes aspirations profondes tendent à penser que la vie et la mort sont étroitements liés et que par conséquent, l'amour et la vie sont bien sûr indissociablement liés.
J'ai fait ma première expérience de la mort il y a plus de vingt ans, alors que je n'étais encore qu'un enfant.
J'ai fait ma seconde expérience avec la mort il y a une douzaine d'années.
J'ai toujours pensé que la troisième expérience que j'en aurai sera celle qui marquera l'heure de mon décès.
Je ne souhaite pas faire un blog noir, déprimant, dépressif.
Au contraire, je veux dire les choses telles que je les vois, je les ressens.
En Inde, la vie et la mort sont étroitement liées et je suis profondément indien.
Je ne suis pas né en Inde, mais je sens, je goûte ce pays.
C'est comme si du sang indien coulait dans mes veines.
Certains pourront bien dire que je suis un peu fou, je sais que les vrais passionnés de ce pays savent et ressentent exactement ce que je veux dire.
Je ne sais pas si je suis un spirituel ou autre, je tente seulement de réaliser mon bout de chemin, mais par cet écrit, je souhaite donner une autre image que les gens ont de la séropositivité, en fait.
Je crois que c'est un peu ce que je me suis donné comme mission, je n'aime guère ce mot, mais il ne m'en vient pas d'autre à l'esprit, pour le moment.
C'est comme si quelque part, j'ai toujours senti que la maladie viendrait s'emparer de mon corps. De mon corps, oui, de ma vie, je ne sais pas. Il est tôt pour le dire, et je sais que je ne compte pas renoncer à elle facilement. Certes, cela ne suffit pas, mais je veux me battre et je me bats tous les jours.
Je veux dire, j'ai plus ou moins toujours inclus la maladie en moi, en tout cas une possibilité, hélas, chez tout homme.
Tôt déjà elle s'est emparée d'un être très cher, très proche. La mère. Celle qui donne la vie. Et plus tard, je l'ai appris, celle qui par la même occasion donne la mort. Le nouveau né, paraît-il éprouve une souffrance extrême lorsqu'il sort du ventre de sa mère. Le premier contact qu'il a avec l'existence est une lutte pour respirer, une lutte que l'on ressent parfois si violemment encore lorsque l'on fait une crise d'angoisse par exemple. Mais laissons cela pour l'instant. Un autre contact qu'il a presque immédiatement avec la vie est la coupure de son cordon ombilical, qui le reliait jusque là avec la mère, avec le paradis, en somme.
Le nouveau né porte donc déjà en lui l'idéal et la souffrance, l'absolu et la blessure.
On ne voit souvent que le côté tout rose de la naissance, je dirais, mais l'on ne voit pas souvent que lorsque la vie est donnée, l'obligation de s'éteindre un jour est donnée par la même occasion.
J'ai beaucoup réfléchi à tout cela et je me suis dit dernièrement que si je voulais encore progresser dans mon cheminement intérieur, il faudra que je me déleste de la peur de mourir.
J'aime tellement la Vie...

Commentaires

suis d`accord mais dans une epoque romantique ou de ce style là, maintenant personne mors par amour, même pas existe l`amour...

Ecrit par : emule | 27.06.2009

J'ai failli mourir par amour.
Mais plus encore, je connais au moins une personne qui est morte par amour...
Cela fait réfléchir quand même.
Quant à votre message, je ne suis pas sûr de l'avoir bien compris, désolé, mais l'amour existe plus que jamais, cela j'en suis sûr et suis loin d'être le seul à le penser... et heureusement! L'amour n'est pas une question d'époque et c'est encore heureux!

Ecrit par : Les ailes dans le ciel | 27.06.2009

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