23.08.2009

Bribes de voyage.

(...)Lundi 17 août au soir - Sublime lumière rosée sur le Cap Ferrat. Balade jusqu'au port de St Jean Cap Ferrat. Verveine menthe. Sentiment quasi religieux sur le chemin du retour (baie des Fourmis). Nuit profonde mais angoisse au milieu de la nuit. Vertiges.
Mardi 18 - Lever le matin peu avant 10H. Trop tard pour aller courir ou se balader à la fraîche. Je dégote quelque chose pour mercredi soir (folie). Mauvaise surprise au cyber café au moment de payer. Je ne parviens pas à aller à la piscine, comme je le souhaitais plus tôt dans la matinée. Thé au café Roma. Pas envie de bouger. Envie de profiter malgré tout. J'écris des cartes, alors... histoire d'immortaliser comme je peux les moments dans le temps, le coeur, la mémoire. J'écris à William et Kathlyn. Salade caprese au café, où je profite des saveurs de la mozarella italienne, du basilic frais. Spumante. Envie de profiter à fond. Je sais que tout va passer très vite, que même si je jouis de chaque minute comme s'il s'agissait d'une petite éternité, tout cela va passer très vite. Que de choses à faire en si peu de temps... que de choses je voudrais faire! Arriverai-je à faire tout ce que je veux?
Je décide de partir sur Eze l'après-midi. Je trouve Patrick dans le train. Je monte à Eze village avec le bus. Très beaux panoramas. C'est grandiose. Je fais un tour dans le village, rapidement, à pleine haleine. Je fais plein de photos puis je redescends à travers le sentier Nietzsche. Alors que j'étais très emballé par la musique d'E*** pendant toute la balade, quasi mystique, je me laisse gagner par des envies sensuelles, qui sans doute sont des échappatoires à trop plein de sensations, d'émotions, de questionnements aussi. Je parviens à me délasser un peu, mais assez brièvement à Eze sur mer. L'eau est chaude. Mais je me laisse regagner par des émotions sensuelles. Après tout, cela fait aussi partie du parcours, sans doute. Je retourne sur Juan les pins le soir, avec Patrick en train. Je revois son appart' qui a un peu changé mais je le reconnais bien, je ressens bien quelques émotions que j'ai ressenties chez lui, jadis.
On mange brièvement un morceau. Il m'achète un livre. Puis je vais aux BR boire le thé. C'est toujours aussi beau, mais je ne parviens pas à m'inspirer du calme durablement...
Message écrit à moi-même le soir, aux BR: " C'est beau, c'est calme, voluptueux. Majestueux. Mais je ne parviens pas à trouver une paix durable, harmonieuse, en accord avec tout ce que je suis".
Jeudi 20 - Nice. Heure: je m'en fous. Ancien Château de Nice.
J'ai eu une séance de vertiges poussée. Mais pour la première fois, je ne m'en plains pas et j'aime presque cet état... Je ne sais pas ce que ça soulève, au juste, si ça fait du bien ou du mal, c'est juste comme ça.
Je suis allé me coucher, sans honte, sans pudeur, à l'abri des gens, sur l'herbe au château sous une sorte de tonnelle.
J'ai repris ensuite du poil de la bête, mais je me sens de nouveau immensément fatigué - par la lecture que je fais je crois. Mais je ne cherche pas à lutter contre cette fatigue. Les mots sont parfois si vains. Certaines situations inutiles. Parfois on n'a rien à dire aux gens. Que comprendraient-ils? Et ils ont envie d'avoir la paix, les gens. J'ai envie d'avoir la paix aussi avec les gens, l'écriture, le monde. Je suis fatigué, là, très fatigué, mais c'est très bien ainsi et je suis heureux d'être en vie. Heureux d'être comme je suis. J'accepte d'être malade (c'est comme ça et de toutes façons ça me pousse à aller encore plus loin dans mon parcours intérieur, je veux dire, je n'aurais pas été malade, je serais peut-être allé aussi loin ou même encore plus loin, mais je vais peut-être encore plus loin, plus vite, que sais-je?)
Toujours est-il que je me sens HEUREUX de tout.
Même si ça fait du bien, du mal et plein d'autres choses à la fois.
J'écris à Kathlyn des mots qui n'ont sans doute pas beaucoup de sens vus de l'extérieur mais qui sont au contraire chargés de sens à l'intérieur, je me sens seul mais c'est un peu le lot commun des hommes et de toutes façons je ne cherche pas à importuner qui que ce soit. Les vertiges sont violents, presque insoutenables, mais je m'en fous. Ca me fait presque peur. Je me demande si je vais pas crever, là, dans l'herbe et même cela, là, ça m'indiffère presque. Je me ressaisis.
Des choses vont, doivent changer. Je ne veux plus avoir peur de dire la vérité, de dire ce que je ressens, je veux assumer ce que je suis et ce que je pense, auprès des autres, sans avoir peur de les heurter parfois, je ne veux pas les heurter volontairement, mais je veux m'assumer et m'affirmer.Je ne veux plus avoir peur d'être franc et en ACCORD AVEC MOI-MÊME...

Commentaires

La vérité est la chose la plus précieuse...

Ecrit par : Melissa | 23.08.2009

Merci, Melissa, pour ce très joli commentaire... je tacherai de m'en souvenir à chaque tentation de baisser les bras.

Ecrit par : les ailes dans le ciel | 30.08.2009

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